Aurélia Jaubert

Publications
Les Synchrotypes de Etienne Charry, édition des Requins Marteaux-2011
Catalogue « l’eau et les rêves « – 2007
« Rebuts 3  » Laurent Boudier (Télérama)– 2007
Le Nouvel Observateur (Paris-obs) expo « Aurélia Jaubert : Albumines » Galerie Kamchatka du 22 au 28 février
Six#3, printemps 2006, « oscillations » par Balthazar Gibiat
Le Prato- saison 2005-2006, “Expo dans la friche”
l’Humanité (culture) « Au programme Caubère, Vanier et l’oulipo », M.S – 3 octobre 2005
Revue « on », Albumines – janvier 2005
Paris-art.com (publication en ligne), « Beauregard, Levé, Jaubert & Billon », Isaline Bouchet- mars 2004
Télérama – expos, « Albumines » Laurent Boudier – du 31 mars au 6 avril 2004 et du 17 mars au 23 mars 2004
Nova magazine – expos, « Albumine »mars 2004
Catalogue « 48 éme salon d’art contemporain de Montrouge » – mai 2003
Télérama – sortir – exposition, « bulles », laurent boudier – du 7 au 13 juin 2003
92 express-n°141, « C’est jeune et ça crée tout » 48 éme salon de montrouge – mai 2003
Coopération-n°17, l’Arpenteur « neuf peintres s’écrivent » Bertil Galland – avril 2002
Catalogue novembre à Vitry – novembre 2002
Catalogue « correspondances » – janvier 2002
Périphériques n° 39 , « jour de fête à l’espace Vallès, toucher avec les yeux », d-m-b – mai-juin-juillet 2002
Ouest-France, « 9éme courant d’art dans les boxes » – 26 mai 2002
« Irresistible », Hugo Gaspard – juin 2002
Manosque actualité, « Les milles et une expéditions du dialogue » Nadia Ventre – 29 septembre 2001
« Variété de supports à la galerie du Larith », Sylvie Eminet – 3 juin 2001
Le Dauphiné libéré, « Eclats d’émotion » – 31 mars 1997
La Tribune de montélimar, « Cinq mis à nu », « l’Emotionel comme maître » – 3 avril 1997
Catalogue de l’exposition « mis à nu: des artistes de l’art et de la vie » – mars 1997
Catalogue »Clichy art contemporain » – avril 1997
Catalogues Drouot – art moderne et contemporain – 3 février 1996 – 24 mars 1996
La Tribune de Montélimar, « les peintures d’Aurélia Jaubert » – 6 juin 1995
Le Dauphiné libéré, « Aurélia Jaubert à la galerie mis à nu » – 13 juin 1995
Catalogue « Grands et jeunes d’aujourd’hui » – novembre 1994
Le Comtadin, « Deux dames au dépôt », i.s – 29 septembre 1994
Le Provençal n°17526, juillet 1993
Catalogue « De fil en peinture », Institut du Monde Arabe – octobre 1989

Lors d’un voyage en Grèce en février 2005, Aurélia Jaubert et Alexandra Roussopoulos

réalisent un projet artistique autour de la carte postale:

Paris-Spetses

Un voyage en cartes postales

Un projet de Aurélia Jaubert et Alexandra Roussopoulos.

La carte postale est le point de départ de ce nouveau projet.

Elle nous a servi de trame et de témoignage d’un voyage réalisé en février 2005.

Les cartes postales choisies lors de ce séjour ont été repeintes et associées entre elles. Il en résulte des images ambiguës évoquant aussi bien la gravure ancienne aquarellée que le photomontage.

En transformant ces représentations idéalisées, banalisées et aseptisées d’un pays touristique, nous nous sommes réapproprié ces images collectives véhiculées par ce support familier.

Nous avons réalisé plusieurs projets collectifs artistiques ensemble dont: Correspondances en 2001 et Récidive en 2004.

gouache sur cartes postales – 2005 
dimensions variables

Paris-Spetses

par Nicolas Hossard, sociologue, auteur de :

Recto-Verso. Les faces cachées de la carte postale, Paris, Arcadia, 2005

Une carte postale est toujours la version sublimée d’un lieu. Ne dit-on d’ailleurs pas d’une « belle » photo qu’elle « fait carte postale » ? Ce type d’images aseptisées – je pense surtout aux photographies de paysages, cartes postales de vacances de premier rang – représente un univers idéalisé : jamais de haine, de guerre, de froid, de faim, de misère ne viennent troubler la quiétude des lieux. Toujours du beau temps, un lieu supposé « paradisiaque ». L’usine au bout de la plage n’apparaîtra que peu sur ce support. Il en va de même pour les cartes postales qui ont des individus comme sujets : le pêcheur breton, par exemple, sera conforme à nos imageries mentales – façonnées notamment par les cartes postales et toutes nos consommations d’images – : barbu, trapu, bourru… Dans la galerie de personnages de cartes postales, on rencontre aussi les cartes dites « coquines », celles que l’on n’envoie – si tant est qu’on en envoie… – pas à n’importe qui. Ces corps dénudés, dans des positions suggestives, témoignent néanmoins d’une liberté des plus totales : les vacances ont forcément un goût de liberté.

En fait, les cartes postales photographiques véhiculent des clichés. Elles sont conformes à ce que notre regard sur l’ailleurs s’attendra à voir. Ceci est notamment flagrant dans les représentations de la Grèce : la mer et les îles, les maisons blanches, les temples et les statues de pierre, une nourriture saine, etc. Cette conformité à nos attentes est telle que nous ne savons plus vraiment si ce sont les cartes postales qui façonnent – du moins qui contribuent (avec la publicité ou les catalogues d’agences de voyage) à façonner – notre imagerie mentale sur ce pays, ou si ce fantasme collectif oblige ce type d’images. Un tel constat est d’autant plus légitimé par le fait que les cartes postales sont elles aussi soumises à des modes, auxquelles nous sommes tour à tour victimes et créateurs.

Pourquoi ces images lisses ? C’est que, bien souvent, la carte postale est la représentation de nos vacances, chèrement payées, longtemps attendues, et nos destinataires doivent le savoir. C’est aussi parce qu’une carte postale est, en son verso également, toujours porteuse de bonnes nouvelles. Ce n’est pas par ce biais que nous choisirons d’annoncer un décès ni même une maladie. Et quand bien même le mauvais temps viendrait gâcher les vacances, on le taira bien volontiers, couvert notamment par le ciel bleu de l’image choisie. La carte postale reste un mode particulier de communication, forte de ses deux faces distinctes mais interdépendantes l’une de l’autre : l’une raconte ce que l’autre voit et inversement. Il serait troublant pour le destinataire de recevoir une carte dont le texte relaterait un séjour à Londres tandis que l’image représenterait l’Acropole…

Objet du quotidien, la carte postale est partout. C’est elle qui dispose d’ailleurs du plus grand nombre de points de vente dans le monde ; son image peuple souvent nos espaces domestiques et professionnels, aimantée sur un réfrigérateur ou épinglée sur un mur de secrétariat, en attendant d’autres images qui, au gré des saisons, viendront les suppléer et les condamner à la boîte à chaussures dans laquelle on les conserve.

La démarche d’Aurélia Jaubert et d’Alexandra Roussopoulos permet, à mon sens, de réinterroger cette sublimation des lieux et des sujets par le travail de la peinture sur une photographie déjà existante, bien cadrée, bien propre sur elle. Mais davantage que par l’action de la peinture, cette réinterprétation d’images collectives remet en question ces clichés qui voyagent entre expéditeurs et destinataires, puis entre destinataires et spectateurs. Assemblées, les images retravaillées nous font nous interroger sur le sens de ces clichés balnéaires que nous étions pourtant habitués à voir, sans plus regarder. Mises ensemble, ces cartes postales revisitées réenchantent de supposés paradis. La confrontation de ces univers distincts mais pourtant bien présents sur les mêmes tourniquets jette le trouble. Une association improbable ailleurs que dans l’art, un peu à la manière d’un Michel Foucault qui s’étonnerait et s’émerveillerait de la présence – que seuls les mots peuvent réunir – d’un palmier sur un iceberg.

2 expositions :

Galerie Victor Sfez

Du 11 au 17 Mai 2006

du lundi au dimanche

de 11h30 à 18h30

vernissage le 11 mai de 18h à 22h

5 rue Jean Mermoz

75008 Paris

Métro: Franklin Roosevelt ou St Philippe du Roule

tel: 01 45 62 54 27

cell: 06 80 14 15 89

carloti@wanadoo.fr

Fondation Hellénique

du 19 mai au 10 juillet 2006

du lundi au vendredi de 10h30 à 20h30

samedi et dimanche de 16h à 20h

vernissage le 19 Mai à 20h

Cité Internationale Universitaire de Paris

47 b bd Jourdan

75014 Paris

Métro: Cité Universitaire

01 58 10 21 00 / 22 20 / 22 30

fondation.hellenique.adm@wanadoo.fr

Albumines

Installation, Palais de Tokyo

Exposition à « La plus petite galerie du monde… », Roubaix

exposition galerie Kamchatka, Paris

Tirage jet d’encre contrecollé sur carton sous verre.
5 exemplaires chaque

Albumine#10 (138×98,5cm)

Albumine#8 (87,5x168cm)

Albumine#6 (124x105cm)

Albumine#7 (160×85,5cm)

Albumine#4 (100×136,5cm)



Albumine#2 (110x96cm)

Albumines 2003

Aux formes aléatoires de la nature et de la vie quotidienne:
reflets, bulles, déchets, débris divers, tessons, éclats, sur lesquels s’axe mon
travail depuis quelques années, viennent s’ajouter cette fois l’exploration
de ces reliefs bizarres que produisent les œufs lorsqu’ils éclatent dans l’eau de cuisson et laissent fuir leur albumine.
Les images présentées ici ont été obtenues à partir de blanc d’œuf poché.
Elles se présentent en une série de plusieurs photographies de grand format.

S’échappant en filaments liquides et translucides qui deviennent brusquement
solides et opaques, le blanc d’œuf se matérialise sous des formes très variées et souvent étranges.
Ces formes ensuite repeintes à l’aide d’encres de couleur, constituent encore là, une sorte de famille biologique ou botanique et sont comme autant de petits personnages aux particularités distinctes.
Les couleurs accentuent les effets de texture et de transparence de ces objets, sculptures “naturelles” qui rappellent les concrétions des cavernes, certains champignons
ou rhizomes, les germinations de graines, les cultures de cellules biologiques, les organes internes des animaux….
Le tirage photographique grand format intervient alors comme la source d’une dernière transformation, celle du rapport d’échelle.
Les zones de flou ou de netteté découlant de la profondeur de champ photographique
ajoutent encore à l’étrangeté de ces images qui peuvent aussi être lues comme une sorte de réflexion sur la métamorphose, l’incarnation, la forme et le résidu…

Partenaire de l’événement de Marie-Pierre Germain à la villa Elisabeth, la Galerie Sponte présente les cartes imaginaires « Nlles Hyperborées continentales » en Corse à Erbalunga dans le cadre de l’exposition : « Prima U Mare »
« Stephan Le Gallais (plongeur photographe) détourne nos piscines pour en faire un espace d’art et de partage de sa passion pour les fonds marins. Aurélia Jaubert (plasticienne) propose des cartes imaginaires sur fond de résidus marins pixelisés. Tandis que Sabatina Leccia (designer) témoigne du contraste imposé entre beauté et détérioration de notre environnement. Et Marie-Pierre Germain (sculpteur) modélise le corail en résine multiple colorée… Un beau moment d’art contemporain à Erbalunga. »

Stephan Le Gallais

                                                                   

Sabatina Leccia

                                                                       

Sabatina Leccia

                                                         

Marie-Pierre Germain

                                                                         

Aurélia Jaubert

                                                                     

2011 :
« Sonovise project »: Maison des Sciences de l’Homme, plate forme Arts Sciences et Technologie.
2012 :
Sonic weekend #8 en Anjou, White Label Music.
2014 : Galerie Kamila Régent/Chambre avec vue, Saignon
2016 : Bourse SCAM « Brouillon d’un rêve d’art numérique ».


Ecole spéciale d’architecture, mai 2002

Installation: « Calques »

avec
Joan Ayrton, Elisabeth Battistel, Eric Bauer, Aurélia Jaubert, Martin Mc Nulty, Alexandra Roussopoulos, Delphine Rosenthal, Jean de Seynes, Romain Taïeb, Luis Villuendas.

Considering downsizing? Learn more about selling your mobile home at https://www.mobile-home-buyers.com/virginia/

installation Mixtape 1


dans le cadre de l’exposition le rêve éveillé

EXPOSITION du 3 au 31 mars 2016
Vernissage le jeudi 3 mars 2016 à partir de 19h
La Galerie épisodique
1, rue des Nanettes – 75011 Paris
Métro Rue Saint-Maur
Ouverture de la galerie du mercredi au samedi de 15h00 à 19h00

« Surprises parties »
Un projet de Lili Chemin et Aurélia Jaubert

Nous bénéficions du soutien de la SCAM  qui a attribué à notre projet en mai 2016,  une bourse d’aide à l’écriture remportée dans le cadre de « Brouillon d’un rêve d’art numérique ».
 Installation vidéo intégrant la réalité augmentée, Surprises parties  est une sorte de petite pièce cinématographique où il est question de transformer, en temps réel,une forme somme toute un peu abstraite – le public habillé – en objet plus concret : le public nu.
Une installation imaginée, en tout premier lieu, en vue de surprendre et faire rire le public , Surprises parties  est une sorte d’invitation à un jeu où il est question d’enfiler une tenue un peu particulière…
Note d’intention :
Nous travaillons actuellement sur un projet d’art numérique interactif – réalité augmentée – imaginé pour divers lieux culturels ( Musées, salles de concerts…) utilisant des outils issus des technologies numériques : incrustation d’images 3D, vidéo…
Nous avons choisi, à titre d’exemple et parce que le lieu est spatieux, le Centquatre pour la réalisation des croquis. Il s’entend que la taille de l’installation peut être ajustée à nombre de lieux différents. Nous pensons, comme autres lieux éventuels de diffusion, à des espaces publics tels que des gares ou des aéroports.
Étonnante surprise party à laquelle nous voilà conviés. Et s’il s’agissait d’un guet-apens, nous laisserions-nous prendre au piège ? Car le piège, ici, semble plutôt prendre la forme d’un amusement – surprises parties – et, à vrai dire, d’un jeu particulièrement convivial.
Lorsque nous entrons dans le lieu, nous déambulons sous un écran vidéo , qui, à la façon d’un miroir, nous renvoi immédiatement notre image, à ce  » détail  » près : nous voilà entièrement nus. Un ensemble de caméras incrustées au-dessus de l’écran, filme l’ensemble des personnes qui se trouvent sous l’écran même. Dans un même temps, à l’aide d’un logiciel spécifique, se fait en amont l’incrustation d’images 3D sur les corps filmés des personnes du public. Ici, il s’agit d’incruster des images de corps d’hommes et de femmes entièrement nus. 
Cette image  » retravaillée »sera transmise à l’aide de vidéo-projecteurs sur l’écran qui se trouve au-dessus de nous. ( cf croquis joints )
Nous voilà nus ! Tout nus !!

C’est dans un vaste espace publique, type halle, que naît l’idée : hauts plafonds, grands espaces de déambulation… Nous y visualisons tout : l’immensité de l’écran tendu très haut au-dessus du public, la longue traversée de cet espace tout en longueur. Ce vide conséquent entre l’écran et les personnes qui se regardent, dessinant alors une sorte de frontière entre le corps habillé, caché, protégé et le corps nu. La distance entre l’écran et le public a un rôle majeur : il ne se rend pas compte immédiatement que l’anatomie et la nudité qui lui sont associées ne sont en réalité pas les siennes. Dans un premier temps, il se reconnaît. Le fait de voir son reflet accomplir exactement les mêmes gestes prouve bien qu’il est filmé. D’où l’inquiétude immédiate… Ce n’est qu’un peu plus tard, et seulement après le moment d’hésitation que le public se rend compte, en observant attentivement, que ce corps-là, ce sexe-là n’est pas le sien… Soulagement ? Au fond, qu’est-ce que ça change ?

Au plafond, une délimitation importante entre l’écran et un espace « libre » donnera le choix au public : la possibilité d’y aller franchement, d’être à découvert, ou la possibilité d’hésiter, de se pencher, tendre un bras, une jambe, voire de se cacher complètement. J’y vais ou je n’y vais pas : chaque spectateur devient, s’il le souhaite, acteur de lui-même, dans une mise en scène assez particulière.

 D’autres champs s’ouvrent alors. Le jeu dans le jeu peut commencer. Une technologie à ce point avancée est-elle possible ? La pub que l’on voyait au début des années 80, avec les « lunettes qui déshabillent » serait-elle devenue réalité ? Plus de trente ans après, on dirait que la technologie a pris un sacré tour d’avance ! Après les vidéo, scanner, échographie, radio, encéphalogramme, détecteur en tous genres… une
échographie de l’intime ?
En bas, le public habillé, le public caché par des codes vestimentaires qui le distinguent les uns des autres : riches, pauvres, femmes, hommes, jeunes, vieux, noirs, blancs. Furieusement chic ou carrément débraillés ? En somme rien d’autre qu’un déguisement. En haut, le reflet ne triche pas complètement : c’est bien nous. L’humanité telle qu’elle est et dont nous faisons partie. Cet ensemble de corps, nus, dont on ne peut rien cacher. Car, finalement, qu’est-ce qu’une intimité révélerait de plus que l’intimité même ? Que raconterait notre nudité ? Comme si notre nudité dévoilait bien davantage qu’une simple plastique. Est-ce vraiment notre sexe que nous cachons ? Ou, en dissimulant cette partie intime, n’avons-nous pas plutôt l’impression de cacher nos secrets – nos solitudes – nos défauts – nos contradictions – nos petits ennuis terrestres ?